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Les roses fleurissent aussi en décembre

Ecrivains
Tout en suivant le film avec plaisir, Jézabel avait profité de la pénombre de la salle de cinéma pour se pelotonner, sans en avoir l'air, contre Stéphane.
Le corps du jeune homme était chaud et musclé. Elle fondait devant ce mélange détonnant de force et de douceur qui émanait de l'adolescent.
Elle posa sa tête sur l'épaule de ce dernier et lui prit son bras, afin de le passer autour d'elle. Tout en savourant cette intimité, elle attendit les réactions que provoquerait cette attitude tendre. elle redoutait que son ami se laisse déborder par son instinct et tente de l'embrasser bestialement. Elle accepterait cela, mais elle en serait bien décue.
Elle devait pourtant courire ce risque afin de mieux connaître Stéphane.
Soudain, elle sentit que la main du jeune homme, égarée sur sa hanche, la câlinait doucement; elle posa la sienne dessus afin de l'appuyer plus fort sur sa peau. Elle perçut une accélération du rythme cardiaque de son compagnon. Qu'allait-il se passer? Il ne paraissait pas remarquer qu'elle s'était offerte à lui mais, ce geste... Ce tremblement sous la chemise... tous ces signes étaient ceux du consentement et d'une légère excitation.
Elle accentua la marque de sa soumission en glissant son visage contre le cou de son partenaire et en lui posant un baiser sur le lobe de l'oreille. Cette fois, il frémit et émit un léger soupir. Son regard se tourna vers Jézabel, puis, glissant un doigt sous le menton de celle-ci il attira doucement les lèvres soumises vers les siennes.
Leur baiser fut un effleurement, mais il provoqua un orage de sens chez l'adolescente. Contrairement aux fougeux baisers des amants de cinéma, celui que venait de lui offrir Stéphane était un doux attouchement. C'était pour Jézabel son premier contact intime avec un homme. Elle en ressentit l'onde conséquente jusque sur la face interne de ses jambes. Un frisson parcourut son pubis comme une vague. Une sensation aigre-douce tendit tous les muscles de sa peau. Les pointes de ses seins se dressèrent et devinrent sensibles, elles appelaient une caresse.
Elle était torturée par le désir rageur d'arracher ses vêtements afin de libérer toute sa peau brûlante du tissu qui l'excitait et l'irritait à la fois. Soudain, elle sombra dans une douceur cotoneuse proche de la jouissance. Stéphane ne l'embrassait plus. Il la serrait maintenant contre lui, tout en lui caressant langoureusement la dos. Elle sentait  la large et chaude main qui lui massait doucement la naissance des
fesses. Le jeune homme se maîtrisait parfaitement et, sa tendresse dominait ses instincts sexuels.
Pourant, elle devinait que son compagnon tremblait chauqe fois qu'elle posait sa main sur le torse couvert d'une toison naissante ou bien la jambe de ce dernier.
Pour le moment, Jézabel profitait de cet instant intime qu'elle vivait si intensément. Tout à l'heure, en sortant du cinéma, elle aurait une explication à donner. Elle redoutait ce moment, car un dialogue était-il nécessaire après une pareille expérience de pur bonheur?
...L'adolescente observa son ami. Il était sincère et voulait réellement satisfaire sa compagne. Mais, il tenait également préserver le charme et l'innocence de leur relation. elle hésitait à lui exprimer clairement ce qu'elle souhaitait. En effet, elle désirait simplement le voir sombrer dans la voluptée d'un orgasme. Elle hésitait à lui exprimer clairement ce qu'elle souhaitait. En effet, elle désirait simplement le voir sombrer dans la volupté d'un orgasme. Elle aurait aimé le voir soumis par amitié à son regard. Comment allait-elle exprimer cela? Il fallait dire la vérité, ne rien cacher à cet homme enfant qui lui donnait son entière confiance.
-Mon grand, fit-elle, déhabille-toi et câline-toi devant moi. Je n'en peux plus. Fais-le. Je t'en prie.
Stéphane revint vers le canapé. Il ôta doucement la tunique de son pyjama. Son torse large et massif, recouvert d'une légère toison brune se dessina dans la lumière scintillante de la lune. Jézabel le regardait en souriant, la bouche entrouverte sur une phrase de plaisir non exprimée. Son ami sembla, d'un regard, lui demander s'il devait continuer. Elle répondit d'un battement de paupière qui signifiait oui. Elle n'osait plus parler. Son souffle était court. Sa poitrine dont les pointes étaient devenues hypersensibles se soulevaient et s'abaissaient rapidement au rythme de sa respiration haletante. Le garçon fit glisser avec application son léger pantalon sur ses jambes musclées. Il était nu désormais, devant la jeune femme. C'était bien plus agréable et plus excitant que le film qu'elle avait vu. Elle l'invita à s'asseoir sur le bras du canapé, à ses cotés. Stéphane s'exécuta. Une érection commençait à dresser son beau pénis. Le jeune homme était magnifique. Sa nudité n'avait rien de vulgaire et l'excitation le gagnait, le rendait encore plus attirant. Il s'offrait à Jézabel et elle recevait ce don avec plaisir et reconnaissance. Elle retira son peignoir de soie, puis, libéra ses seins de son bustier. Les douces rondeurs de son torse et les bourgeons tendus brillèrent dans la pénombre. Elle appuya sa joue contre l'épaule du garçon et lui souffla: "continue, c'est beau." Ce dernier était maintenant confortablement adossé au canapé. Son phallus avait atteint sa plus grande tension, lorsque son amie lui avait dévoilé sa poitrine.
Il était dans un état de bien être surprenant. La communion entre les souhaits de la jeune femme et ses réponses était complète. Il posa son regard dns celui d sa compagne. Elle lui dit: "caresse-toi, doucement. Prends ton temps. Je veux te sentir aller lentement vers l'orgasme." Alors, les yeux fermés, Stéphane commença à frôler du bout des doigts son torse sculptural. ensuite, il fit suivre à sa main, la rivière de toison brune qui s'écoulait sous la lumière lunaire de la chambre, jusqu'à son pubis.
La jeune femme ressentait une vague de chaleur rayonnante qui progressait en ondes délicieuses, depuis son petit ventre jusqu'à ses pommettes gracieuses, tout en faisant flageoler ses jambes. Elle-même avait envie de se joindre à la délicate exploration du corps, entreprise par Stéphane. Mais, elle se retenait difficilement. Son ami lui offrait ces instants intimes par amitié et par amour. Elles les recevait avec reconnaissance, et surtout, elle ne voulait pas gâcher la magie de ce plaisir graduel qu'ils partageaient tous les deux.
elle effleura de ses lèvres pulpeuses la poitrine musclée, puis les pectoraux de Stéphane. Ce dernier ne put retenir un gémissement de bien-être. Cette fois, les doigts du garçon avaient glissé sous la base de son prépuce. Il ne se caressait pas encore. Jézabel lui susurra à l'oreille: "continue ce câlin, mon prince. Cependant, reste tendre." Jézabel inclina son visage jusqu'à la cuisse fuselée du jeune homme. Elle sentit le parfum sensuel de la peau de son ami. Les cheveux de l'adolescente chatouillèrent le flanc de Stéphane. Une fois de plus, il tresaillit. Les sensations que lui procuraient les attouchements de sa compagne provoquèrent une contraction...


Guy Richart